
Le Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine contribue à l'organisation régulière d'expositions autour du patrimoine catalan : expositions d'œuvres restaurées et expositions thématiques à la Chapelle Notre-Dame des Anges et au Palais des Rois de Majorque (Perpignan).
Depuis dix ans, le Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine a engagé l’étude et la restauration des vierges médiévales. C’est le fruit de ce travail qui est présenté à la Chapelle Notre Dame des Anges.
Cette exposition propose de renouveler le regard sur les vierges médiévales catalanes sur la base d'une collaboration pluridisciplinaire entre restaurateurs, conservateurs, historiens, historiens de l'art, anthropologues. A partir des examens scientifiques (scanners, identification des bois, analyse des liants et pigments), de l'observation des polychromies et des modifications liées à l'usage et aux dévotions, et, en croisant ces informations avec les documents d'archives et l'étude stylistique, sont proposées de nouvelles grilles de lecture et de datation, une approche des techniques des sculpteurs et polychromeurs, leurs sources d'influences, l'utilisation de modèles reproduits.
L'exposition vue par une restauratrice :
Romanes ou gothiques ? Nous tenterons de démêler l’écheveau.
Vingt deux œuvres exposées, la plupart classées au titre des monuments historiques, accompagnées d'un important corpus documentaire. L’exposition s’articule autour de 4 thèmes :
la vierge massacrée : ou comment des interventions intempestives peuvent conduire à la perte d’une œuvre.
la vierge ruinée : à partir d’une vierge qui nous est parvenue à l’état fragmentaire, une classe de lycéens de Prades propose une reconstitution virtuelle de celle-ci en utilisant un scanner 3D et les technologies informatiques.
les vierges étudiées : les différentes technologies scientifiques utilisées pour l’examen et l’étude matérielle de deux œuvres.
les vierges restaurées : présentation du travail de restauration sur 18 vierges à l’enfant.
Un cycle de conférences et diverses animations accompagneront l'exposition.
Le catalogue de l'exposition sera en vente à la Chapelle Notre-Dame des Anges et en librairie (30€).
Une autre publication, réunissant le corpus exhaustif des Vierge à l'Enfant conservées dans notre département, est en cours d'élaboration et sera publiée courant 2012.
La scénographie de l'exposition a été réalisée par Joseph Maureso. Le mot du scénographe :
Le Dévôt-Christ est à la fois un chef-d'oeuvre universel de l'art, un objet de dévotion, une figure emblématique pour Perpignan et le département des Pyrénées-Orientales. Scruté, étudié par les historiens, les historiens d'art, les anthropologues, il demeure à bien des égards une énigme.

Cette exposition propose de le revisiter, de reconsidérer les connaissances antérieures, d'apporter des réponses novatrices grâce à la science et avec le regard d'un artiste contemporain.
Les restaurateurs l'ont autopsié, scanné, prélevé, lui ont fait subir tous les examens scientifiques possibles, pour tenter de répondre à ces questions : d'où vient-il ? Qui l'a fait ? Pourquoi l'a-t-on transformé au cours du temps ? Des réponses sont apportées, de nouvelles hypothèses avancées. Sa restauration permet une meilleure lisibilité.
L'artiste, Jean Kiras, lors d'un long dialogue avec l'objet, a cherché à le saisir, l'a dé-construit, puis re-construit. Son travail -une soixantaine d'oeuvres présentées- est confronté, pour la première fois, au Dévôt-Christ, dans un face à face qui aide à la compréhension du chef-d'oeuvre.
Nos prédécesseurs en ont fait successivement un christ espagnol du 16e siècle, puis un christ rhénan du début du 14e siècle ; s'il s'agissait d'un christ gothique catalan ?
Vue de l'exposition
exposition peinture de la renaissance
Cette exposition est une plongée dans le secret et l'intimité de la peinture de la Renaissance en Roussillon. Pour la première fois il nous est permis de (re)découvrir une peinture oubliée, occultée ; et pourtant il s'agit de ce qui a été produit de plus beau en peinture dans notre département. Le visiteur disposera de toutes les informations sur les techniques des peintres de la Renaissance, les procédés de restauration, l'histoire des œuvres et découvrira des chefs-d'œuvre méconnus ou retrouvés.
La peinture de la Renaissance en Roussillon, a longtemps été occultée : ignorée par les historiens d'art et malmenée du point de vue matériel. La période baroque (environ 1640-1750) a contribué à l'effacement voire la destruction de pans entiers d'œuvres peintes du 16e siècle. Les 19e et 20e ont surtout réhabilité les œuvres médiévales et baroques.
Depuis 2 ans, le Centre de conservation et de restauration du patrimoine du Conseil général (CCRP) a lancé un vaste programme d'étude et de restauration des peintures de la Renaissance :
Le but est de mieux connaître les commanditaires, les matériaux et techniques utilisés par les peintres, afin de procéder à des rapprochements, à de nouvelles attributions et de rendre une lisibilité aux œuvres.
Ces œuvres se répartissent dans 48 communes et 54 édifices et vont faire l'objet d'un itinéraire spécifique de découverte de la peinture de la Renaissance qui sera étendu à la Catalogne espagnole.
Cette exposition est un premier pas dans la (re)découverte de la peinture de la Renaissance en Roussillon, depuis les grands formats d'Argelès réalisés par des peintres d'origine flamande, jusqu'aux œuvres de plus petite dimension de Brouilla produites par un peintre roussillonnais, en passant par l'invention d'un nouveau maître à Passa (le maître de Llupia) et la mise à jour de 3 planches retrouvées dans un retable baroque à Osséja.
Elle regroupe 10 œuvres restaurées par le CCRP en 2008-2009, représentatives des différentes problématiques et techniques rencontrées. Elle illustre la démarche de restauration que nous avons mise en place : étude historique et archivistique, identification et étude des matériaux, techniques d'examen, choix d'intervention respectueux de l'histoire matérielle, souvent mouvementée, des œuvres.
Un travail nécessaire :
Tous ceux qui rentrent pour la première fois dans l'église de Prats ne peuvent être qu'émerveillés par la richesse de cet édifice aux dimensions surprenantes. Pourtant ce patrimoine est aujourd'hui en danger. Les causes sont multiples : diminution de la pratique religieuse, régression du bénévolat et de la présence humaine, manque d'entretien et de travaux. . . Les effets sont dévastateurs : abandon des objets, prolifération des insectes, vol et vandalisme (trois statues en 2007).
Aussi, il apparaît évident qu'effectuer un recensement exhaustif des oeuvres conservées dans un édifice, diagnostiquer son état de conservation, et mettre en place des traitements curatifs sont trois actions indispensables. C'est dans ce sens que le Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine du Conseil Général des Pyrénées-Orientales (C.C.R.P. 66) a réalisé en 2008-2009 le catalogage complet et le diagnostic des biens mobiliers de l'église de Prats de Molló.
Des résultats prometteurs :
Après une soixantaine de jours d'étude dans l'église, ce sont près de 850 objets qui ont été recensés. Ces résultats sont venus renforcer la volonté de préserver et valoriser les oeuvres conservées dans l'édifice. Aussi un projet global a été lancé pour les trois années à venir (2009-201 2) : la réfection totale du toit par la commune, le traitement insecticide et le dépoussiérage des retables par le C.C.R.P. 66, enfin la constitution d'un « trésor » dans l'église.
L'objectif est simple : d'une part assurer la conservation d'un patrimoine qui relève du domaine public, et d'autre part le valoriser. C'est dans ce sens que s'inscrit l'exposition « Autour de l'inventaire » que le Conseil Général a réalisé à la chapelle de Pietat.
En y présentant les résultats de l'inventaire et en offrant à la vue de tous des oeuvres traditionnellement confinées dans la sacristie, le C.C.R.P. 66 propose de mieux connaître, de mieux voir et de mieux rencontrer le patrimoine religieux pratéen, en étroite collaboration avec l'office de tourisme de Prats de Molló et l'association Velles Pedres i Arrels.
L'exposition Patrimonis présente au public 10 ans d'activité du Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine, du Conseil Général.
Cette exposition se tient au Palais des rois de Majorque, à Perpignan, du 16 septembre au 16 novembre 2008. Il s'agit sans aucun doute de l'évènement culturel dans le domaine du patrimoine, en cet automne, à Perpignan, et pour tout notre département.
Une soixantaine d'œuvres sont présentées, provenant de 60 communes du département, représentatives des différentes techniques et matériaux utilisés (peintures sur toile et sur bois, sculptures en bois polychromé, textiles, papier, métal), et des différentes périodes (du 12e au 19e siècle).
Qu'il s'agisse de chefs d'œuvres -le Dévôt-Christ de Perpignan ou la prédelle d'Argelès-sur-mer, par exemple- ou d'objets méconnus, l'histoire et l'étude technique de chaque œuvre sont présentées, ainsi que les choix et traitements de restauration réalisés.
Le public peut prendre connaissance, dans le cadre de cette exposition, de tous les aspects de l'activité du Centre de Conservation et de Restauration, seule structure de la sorte en France :
- les méthodes d'inventaire du patrimoine,
- les procédés d'examen-diagnostic des œuvres,
- les moyens d'analyse et d'examen auxquels les restaurateurs ont recours (scanner, radiographie, prélèvements d'échantillons, photographie sous infra-rouge, ultra-violets...)
- les procédés de conservation curative et préventive,
- la déontologie et la pratique des traitements de restauration.
L'objectif est clair : faire prendre conscience aux visiteurs la matérialité des œuvres et l'histoire technique des objets, indispensable avant tout traitement.
L'exposition est accompagnée de diaporamas et d'une vidéo et permet au public quelque soit son âge ou sa culture d'appréhender les œuvres d'art, de les percevoir sous un regard inhabituel pour les comprendre.
Dans le cadre de cette exposition chaque jour, à 16h, un restaurateur présente le travail de restauration sur une œuvre et un cycle de 13 conférences a lieu.
L'exposition « Terre romane en Pays catalan » est consacrée à une des périodes de l'histoire roussillonnaise généralement qualifiée comme la plus brillante et la plus créative.
Pourtant, ceci serait faire injure aux autres mouvements artistiques dont les témoins sont parfois plus imposant, et/ou bien souvent plus nombreux (en particulier pour l'art baroque). Il n'en demeure pas moins que le Roussillon, et à un échelon supérieur la Catalogne, fut le berceau d'un nouvel art, au tournant de l'an 1000.
Le Pays catalan est bien en cela une terre romane (plus de 90% des églises sont romanes soit près de 600 édifices).
Le vendredi 26 octobre 2007, et pour un an, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales présente au Palais des rois de Mallorca une très grande exposition sur l'art roman.
Plus de cent oeuvres des XIe et XIIe siècles sont rassemblées. Elles proviennent d'autant de communes et de collections privées du Pays Catalan. Sculptures sur marbres, sur bois, et gypses, peintures sur bois et fresques, textiles, orfèvreries, ferronneries s'ordonnent autour de la leçon magistrale d'André Malraux : le Musée Imaginaire.
Huit cents mètres de galerie s'offrent au public à travers le questionnaire de Malraux. L'art roman est-il l'art premier de l'Europe ? Quand est-il de l'héritage de l'Antiquité, des traditions wisigothiques, de l'influence de l'Islam Occidental ? Terre Romane est un musée temporaire sur l'art roman. Terre Romane répond à l'appel du cloître, de l'abside, de la nef. Terre Romane est un voyage millénaire en Pays Catalan, de chefs d'oeuvres connus et pour d'autres inédits qui racontent que l'art roman n'existe qu'en tant que témoin artistique de son époque, la féodalité... et que nous le réinventons aujourd'hui comme une éternité médiévale.
Le Conseil Général des Pyrénées-Orientales organise une exposition consacrée à la peinture baroque en Roussillon, autour de l'atelier des Guerra (Antoine le Vieux, Antoine le Jeune et François), peintres actifs à Perpignan de 1661 à 1729.
97 tableaux sont exposés. Cette exposition est l'occasion de présenter au public la grande majorité des tableaux sortis de cet atelier, conservés dans le département, de les restituer dans le contexte artistique de cette période et de faire le point sur la pratique du métier de peintre à Perpignan à cette époque. Des œuvres majeures seront également exposées, témoignant des diverses influences artistiques que l'on trouve en Roussillon à cette période : le baroque italien, le naturalisme espagnol autant que le classicisme français.
Cette exposition est l'occasion d'un vaste chantier de restauration : 34 tableaux restaurés par le Centre de conservation-restauration du Conseil Général. Un atelier de restauration décentralisé a été installé au Palais des rois de Majorque, où le public peut assister en direct à la restauration de tableaux qui rejoindront ensuite l'exposition. Dans le cadre de cette exposition ont également été reconstitués les ateliers du peintre et du doreur, avec les outils et produits utilisés par les artisans du 17ème siècle.
Un journal de l'exposition, en français et en catalan est à la disposition des visiteurs ; le catalogue, bilingue paraîtra fin juin.
Des journées d'études consacrées à la peinture baroque dans l'arc méditerranéen occidental - de Gênes à Mallorca - se sont déroulées du 5 au 7 avril 2006; les actes seront publiés en septembre 2006.
Cette exposition est consacrée à l'art gothique au temps des rois de Mallorca. Elle présente la totalité des oeuvres publiques conservées dans les églises des communes des Pyrénées-Orientales. Cette étude forme le panorama exhaustif de la sculpture, de la peinture et de l'orfèvrerie des XIIIe et XIVe siècle.
L'art des rois catalans met en évidence à quel point le localisme s'oppose à l'international, et, du fait, la tradition romane à l'avant garde gothique.
Les pièces d'orfèvrerie religieuse médiévale ont, pour la plupart, disparu, soit fondues pour être transformées en monnaie ou pour être réemployées à la fabrication d'œuvres plus dans le goût des époques suivantes. Néanmoins, dans les Pyrénées-Orientales, sont conservées, dans les sacristies, près de 30 pièces des 13ème au 14ème siècles, ce qui constitue une situation rarissime en France. Elles sont toujours en usage pour la liturgie comme les calices ou les ciboires, ou l'objet de dévotion ou de contemplation comme les reliquaires ou les croix ; plus rares sont les pièces d'origine civile ou à usage domestique. Les rois de Majorque ont insufflé un renouveau et un élan à la production d'orfèvrerie, faisant appel à des artisans venus de Provence, d'Italie comme en témoignent leurs patronymes (Angelelo, Barba, Genoa, ...).
Le 8 février 1296, Jacques II, roi de Majorque, promulgue l' « ordonament dels argenters » qui règlemente la production et impose l'insculpation du poinçon de la ville de Perpignan qui sera valide jusqu'en 1710. De nombreux orfèvres avaient leur échoppe rue de l'Argenterie à Perpignan.
On comptera, en moyenne et en permanence, à Perpignan, à partir du 13ème siècle, au moins une dizaine d'argenters qui se constitueront en véritables dynasties.
Parmi les 70 œuvres sculptées des 13ème au 14ème siècles en ronde bosse conservées dans les églises des Pyrénées-Orientales, 70% sont des vierges à l'enfant, 12% des christs. Pour le reste il s'agit de statues faisant partie d'une mise au tombeau ou de saints patrons de la paroisse. Même si de nombreuses œuvres ont disparu, cela reflète assez bien la proportion des différentes représentations sculptées à l'époque médiévale : prédominance des représentations de la vierge et du christ dans les sanctuaires.
L'approche que l'on a de nos jours du mobilier d'un sanctuaire médiéval est brouillée par l'accumulation d'œuvres de diverses époques, notamment par la prolifération du décor baroque et de la statuaire saint sulpicienne. Aux 13ème et 14ème siècle, l'écrin est constitué par un décor mural peint, parfois couvrant l'ensemble de l'intérieur de l'église. Le mobilier : un devant d'autel, un retable, un baldaquin, une armoire liturgique ; la statuaire mobilière semble réduite : une vierge, un crucifix, une représentation du saint patron, souvent associée au retable, une mise au tombeau.
La période du 13ème au 14ème siècles, correspondant à la plus grande expansion territoriale catalane, a vu une production d'œuvres peintes de grande qualité, sur l'actuel territoire des Pyrénées-Orientales, où en sont conservées une cinquantaine de pièces, dont 12 retables, 31 panneaux et 7 œuvres diverses. Quatre grands styles de peinture se sont succédés, voire télescopés :
un style transitoire, « pré-gothique », avec d'une part une persistance de l'influence byzantinisante, comme pour le retable à baldaquin d'Angoustrine, d'autre part une école plus locale pour le devant d'autel de La Llagonne.
Le gothique linéaire, qui est le plus représentatif du règne des rois de Majorque, avec des œuvres remarquables comme le retable de Marinyans, la croix de la Trinité ou la tour eucharistique de Codalet.
Le style italo-gothique, surtout manifeste dans la seconde moitié du 14ème siècle, marqué d'une forte influence siennoise, avec les peintres Ramon Destorrents, auteur du retable d'Iravals, Jaume Serra qui réalisa celui de Palau de Cerdagne, puis Pere Baro, Girona.
Suivra le gothique international, de la fin du 14ème à la fin du 15ème siècle, avec notamment Jaume Cabrera, le maître du Roussillon et leurs suiveurs.
Contradictoirement, alors que l'industrie drapière et textile était florissante à l'époque médiévale en Roussillon et en Languedoc, et, a été source de prospérité économique, il ne reste que de rares pièces textles conservées ; une vingtaine d'ensembles pour la Région. Les textiles sont fragiles, s'usent, se déchirent, sont jetés ; dans certains cas ils ont été détissés en vue d'un réemploi.
Néanmoins, nous disposons de quelques pièces rares, somptueuses, comme les fragments de samits et de lampas de Thuir, la remarquable et immense nappe d'autel de Saint-Martin du Canigou.
En outre, sont conservés (parce que cachés ?) des tissus ayant servi à entourer des reliques, comme les 3 fragments trouvés dans une lipsanothèque, à Calmeilles, ou les 47 morceaux retrouvés fortuitement dans une niche murée de la chapelle royale sainte Marie-Madeleine du Palais des rois de Majorque.
Aucun textile domestique ne semble nous être parvenu.
Direction du Patrimoine et de la Catalanité
150 avenue de Milan
Zone St Charles
66000 Perpignan
Tel. 04 68 85 89 40
Fax. 04 68 54 45 61
Centre de Conservation et de Restauration du Patrimoine
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Responsable
Jean-Bernard MATHON
Conseil Général des Pyrenées Orientales