Pour avoir de l'eau potable au robinet du consommateur, il faut prélever l'eau (par pompage ou gravitairement), la traiter, et la distribuer grâce au réseau d'eau potable. Le réseau comprend des canalisations d'adduction (du captage au réservoir), un réservoir de stockage, des canalisations de distribution (du stockage au particulier) et enfin des branchements chez les particuliers et des compteurs individuels.
Les données présentées pour les Pyrénées-Orientales sont recueillies par les 3 agents du Conseil Général spécialisés en eau potable qui interviennent auprès des collectivités. Elles permettent d'avoir une très bonne connaissance de l'eau potable dans le Département.
Dans les Pyrénées Orientales, 55 millions de m3 sont prélevés chaque année par les collectivités pour satisfaire les besoins en eau potable, c'est plus 2 fois la quantité d'eau stocké par le barrage de Vinça et cela représente un débit fictif continu sur l'année de 1,7 m3/s.
Ces prélèvements sont réalisés sur 499 captages :
Plus de 95% de l'eau captée est de l'eau d'origine souterraine, ce qui est une chance pour notre Département car les eaux souterraines sont mieux protégées, de meilleure qualité et moins vulnérables aux aléas climatiques.
Plus de 70% de l'eau captée est prélevé dans les nappes plio-quaternaires de la plaine du Roussillon ; les formations de sables, de graviers et d'argiles qui ont comblé la plaine du Roussillon sur 250 mètres d'épaisseur sont dites « aquifères », elles peuvent contenir des quantités d'eau importantes ; cette eau souterraine est appelée : « nappe ».
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La qualité de l'eau distribuée est vérifiée régulièrement par les services de l'Agence Régionale de Santé (voir lien utile)
L'acheminement de l'eau depuis le réservoir jusqu'au particulier nécessite pas moins de 4 000 kilomètres de réseau de distribution.
Pour connaître le devenir des volumes d'eau mis en distribution dans les réseaux d'eau potable, le Conseil Général des Pyrénées Orientales participe à un projet européen Waterloss.
Pour plus de renseignements, télécharger la fiche de présentation du projet dans la section "Téléchargement".
Le réseau est structuré en unités de distribution (UDI). Une UDI est une partie homogène de réseau :
Une commune ou un syndicat intercommunal peut être partagé en plusieurs UDI si plusieurs origines d'eau coexistent. Inversement, plusieurs communes peuvent êtres regroupées dans la même UDI. Tous les abonnés raccordés au réseau public sont ainsi associés à une UDI.
Dans le Département il existe :
Les maîtres d'ouvrages décident ensuite de gérer le service d'eau potable en régie ou en affermage : dans les Pyrénées-Orientales, 2/3 des communes du département sont gérées en régie. Celles qui sont maîtres d'ouvrage sont habitées majoritairement par des ruraux, contrairement aux EPCI. 80% de la population dépend d'un service affermé à une société privée (Lyonnaise des Eaux, SAUR et Véolia).
Depuis 1998, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales, à travers ses actions, a manifesté un engagement particulièrement fort en faveur de la gestion publique de l'eau. En tant que Président, j'ai été co fondateur, en février 2007, de l'Association EAU (Elus Associations Usagers) qui milite pour une gestion pulbique des services d'eau potable et d'assainissement. La chargé de mission Régies du Conseil Général mène deux actions phares :
L'appui à la mutualisation des collectivités exploitant en régie leurs services d'eau potable et d'assainissement
Dans notre département, plus des 2/3 des collecticités exploitent leurs services d'eau potable et d'assainissement en régie. Il s'agit, d'une part, de petites collectivités rurales disposant de peu de moyens financiers et humains et, d'autre part, d'intercommunalités mieux dotées, mais soucieuses de réaliser des économies d'échelle, afin de proposer aux usagers un service de qualité au prix le plus juste.
La mutualisation des moyens de l'ensemble des régies du département permettrait de mettre en place une véritable synergie favorisant l'échange de moyens et d'expériences et génératrice d'économies d'échelle.
Ainsi, cette fédération des régies peut porter notamment sur :
Les aides financières spécifiques pour les collectivités souhaitant comparer les modes de gestion possibles
Le choix de s'orienter vers une gestion en régie relève de la responsabilité des collectivités, il s'agit avant tout d'une décision politique. Elle intervient souvent au moment d'un renouvellement de contrat. Le changement de mode de gestion doit être précédé d'études permettant d'évaluer les capacités de la collectivité et de définir ses objectifs.
Les collectivités peuvent réaliser leur propre étude pour comparer la gestion en régie avec la gestion affermée, ou faire appel à des organismes de conseil.
Afin d'aider les élus à faire leur choix, le Département subventionne à 80% les études compartives. L'objectif est d'assurer un service de qualité à un coût maîtrisé, dans la plus grande transparence. Il est à noter que la perspective d'un passage en régie peut permettre également de mieux négocier face au fermier.
L'eau, en tant que ressource naturelle, don de la nature, devrait logiquement être gratuite. Pourtant, l'eau qui arrive à notre robinet a un coût, car il faut, d'une part, la préserver, la prélever, la traiter, la stocker, la distribuer, puis, d'autre part, l'évacuer et l'assainir.
Afin d'apporter à la population et aux élus une information précise et localisée des prix pratiqués sur le département, le Conseil Général a mis en place en 2006 l'observatoire départemental du prix de l'eau.
Ainsi, le Conseil Général s'engage à œuvrer en faveur de la transparence des prix, garante d'une gestion saine et durable du service public de l'eau potable et de l'assainissement.
Une enquête sur le prix et la gestion de l'eau a été menée à l'échelle du département; les résultats pour l'année 2008 sont téléchargeables.
En mai 2008 a été créé le Syndicat Mixte pour la protection et la gestion des nappes présidé par C. Bourquin et fut mis en place d'un Schéma d'Aménagement et de Gestion de l'Eau sur les nappes de la plaine du Roussillon (octobre 2008) :
Le département des Pyrénées Orientales dispose d'un vaste réservoir souterrain d'eau douce situé sous la plaine du Roussillon. Cet aquifère multicouche occupe un quart de la superficie départementale mais concentre les trois quart de la population et l'essentiel de la production agricole. A ce jour 80 millions de mètres cube d'eau sont prélevés chaque année dans les nappes pour satisfaire les différents besoins en eau (potable, irrigation et industrie).
Cette ressource inestimable n'est pas inépuisable. Disposer d'une eau de qualité, et en quantité, est un atout considérable pour le développement économique social et touristique de notre Département. Conscient de la nécessité de gérer de façon concertée et durable cet aquifère l'ensemble des collectivités de la plaine du Roussillon (communes, E.P.CI), et le Conseil Général, se sont associés dans le cadre du Syndicat Mixte de protection et de gestion des nappes de la plaine du Roussillon.
Le Directeur, Hichem Tachrift, est arrivé le 02 novembre 2009 et le Conseil Général a mis un local à disposition au 10 rue du Théâtre à Perpignan (04-68-57-73-43).
Direction Eau, Agriculture, Environnement
Pôle Eau potable-Assainissement
Ancien Hôpital Militaire
32 av Maréchal Foch
66906 Perpignan cedex
Tel. 04 68 85 82 21
Eau potable
Contact : Bernard Rigole
Tel : 04 68 85 22 24
Régies et observatoire du prix de l'eau
Contact : Muriel Rasolondraibe
tel : 04 68 85 82 22
Conseil Général des Pyrenées Orientales