Actualités - Enfants étrangers interdits d'école à Rubelles (09/05/2012) La scolarité est un droit, surtout pour les enfants, même étrangers. Or, à Rubelles, en Seine-et-Marne, le maire, l'UMP Jacques Baumann, n'hésite pas à fouler au pied ce principe d'égalité républicaine. 12 enfants se voient en effet refuser l'accès à l'école.
Ils sont d'origine tchétchène, sri-lankaise ou ingouche. Ils sont arrivés avec leurs parents à Rubelles entre mai et octobre 2011. Or, depuis, ils restent « cloisonnés dans les chambres d'hôtel » qui font office de centre d'hébergement d'urgence pour les demandeurs d'asile, d'après le quotidien gratuit Métro. Face à cette situation, Réseau éducation sans frontières, Amnesty international et la Ligue des droits de l'homme appellent à un rassemblement de protestation devant l'une des écoles de la commune.Selon les associations, la mairie ne cesse d'abuser de procédés dilatoires pour interdire l'accès à l'école de ces enfants. Elle d'abord prétexté le manque de moyens, de structures et de financements. L'Education nationale a pris en compte ces revendications en envoyant deux enseignantes Clin (classe d'initiation) deux fois par semaine, une mesure jugée cependant insuffisante.Les trois associations veulent que la loi soit respectée : « Que les enfants soient français ou étrangers, il incombe au maire de la commune où ils vivent de procéder à leur inscription à l'école. Mais ce droit-là n'est pas respecté à Rubelles », écrivent-elles dans un communiqué. L'Inspection académique de Seine-et-Marne a par ailleurs rappelé que des places étaient disponibles dans les écoles de Rubelles. Sans effet. Le 13 avril enfin, un huissier de justice a été diligenté, « pour sommer le Maire de Rubelles de réaliser les inscriptions demandées. Et pourtant, les enfants n'ont pas été autorisés à faire la rentrée du lundi 30 avril, comme tous les autres ». Jacques Baumann va plus loin, demandant au gardien de l'école de faire le tri devant l'établissement pour interdire l'accès aux enfants étrangers. Amnesty met en évidence les contradictions manifestes du maire : ce dernier avait inauguré en septembre 2010 une fresque rendant hommage aux Droits de l'enfant. Il n'avait certainement pas lu le texte !
Actualités - Vers un retour de la semaine à quatre jours et demi (09/05/2012) Vincent Peillon (PS), responsable du pôle éducation au sein du staff présidentiel de François Hollande, a récemment assuré que les rythmes scolaires pourraient être réformés, dès la rentrée 2013, si le candidat socialiste était élu. Le retour de la semaine à quatre jours et demi est annoncé.
« Le souhait de François Hollande est que la discussion ait lieu cet été, qu'une loi d'orientation et de programmation soit déposée à l'automne et qu'à la rentrée 2013 nous puissions, si nous sommes allés au bout de cette discussion, faire les choses », a-t-il précisé sur France Inter, lors d'un débat avec le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel. Cette réforme serait appliquée «de façon généralisée», sur tout le territoire, mais «il y aura une marge de discussions avec les collectivités locales», a ajouté M. Peillon.L'élève français se rend en classe 144 jours dans l'année contre une moyenne européenne de 180 jours. Ses journées sont de 6 heures, sans compter les cours de soutien pour les enfants en difficulté, souvent donnés à la pause-déjeuner. Une durée quotidienne que les chronobiologistes trouvent excessive, assurant qu'au-delà de 4 heures trente, l'attention de l'enfant décroche. La probabilité d'un allongement de l'année scolaire, du rétablissement de la demi-journée de mercredi et d'un meilleur équilibre entre temps scolaire et temps éducatif consacré aux sports ou à la culture est donc élevée.
Actualités - Crise de vocations chez les enseignants (09/05/2012) Le site Vousnousil était présent au dernier congrès annuel de l'Unsa-Education (28 au 30 mars). Il a recueilli les propos inquiets de l'ancien directeur adjoint de l'IUFM de Créteil.
A ses yeux, « il faut des campagnes télévisées pour recruter les enseignants ». Car le constat est là, sans fard : « Il y a cinq ans, on comptait 120 000 inscrits pour 90 000 candidats au concours. L'année dernière, moins de la moitié des inscrits se sont présentés aux épreuves du Capes. 1439 postes n'ont pas été pour¬vus tout concours confondus. Cette année, j'ai la quasi certitude que ce nombre va plus que doubler. Ce phénomène est très lié à la mastérisation. On a rendu plus difficile l'accès au concours aux étudiants ». Il invite le futur président à agir vite pour stopper l'hémorragie.
Actualités - L'allocation de rentrée scolaire à la hausse (09/05/2012) Outre la création de 1 000 postes dans le primaire à la rentrée, le nouveau président élu a annoncé l'augmentation de 25 % dès septembre de l'allocation de rentrée scolaire (Ars). Le montant de cette allocation est calculé sur la base de l'âge de l'enfant : elle passerait de 287,84 ¤ pour les 6-10 ans à 359,80 ¤ ; pour les 11-14 ans, de 303, 68 ¤ à 379,60 ¤ ; pour la tranche 15-18 ans, de 314,24 ¤ à 392,80 ¤.
Pour financer la réforme, François Hollande envisage l'abaissement du crédit d'impôt lié au quotient familial, ce qui toucherait les ménages les plus aisés (moins de 5 % des foyers fiscaux). L'objectif de cette mesure de rendre la politique familiale plus juste, en aidant les ménages les plus modestes qui ne bénéficient pas des avantages fiscaux liés au quotient familial.
Actualités - Les syndicats ne veulent plus de Sarkozy (27/04/2012) Les appels à soutenir François Hollande au second tour de l'élection présidentielle dans le monde syndical. La FSU, deuxième syndicat dans la Fonction publique d'Etat, et le Snesup, premier syndicat d'enseignants dans le supérieur affilié à la FSU, ont appelé mardi à voter contre Nicolas Sarkozy.
"Le premier tour de l'élection présidentielle indique un net rejet de la politique menée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy", affirme la FSU dans un communiqué. Selon ce syndicat, "la réélection de Nicolas Sarkozy ouvrirait la voie à de nouvelles régressions pour les salariés et tous les citoyens et renforcerait les attaques subies au long de son mandat". "Cette perspective n'est pas envisageable. La FSU considère qu'une réelle rupture avec la politique actuelle est une nécessité et que la construction d'alternatives en France comme en Europe est indispensable. Elle appelle à se mobiliser en ce sens".
De son côté, le Syndicat national de l'enseignement supérieur (Snesup-FSU), a appelé pour le "6 mai prochain et plus généralement lors des prochaines échéances électorales, à se mobiliser massivement pour voter et faire voter pour infliger une lourde défaite à Nicolas Sarkozy", que le syndicat qualifie de "fossoyeur de notre modèle social". Les deux syndicats ne mentionnent pas le nom du socialiste François Hollande qui s'oppose au président sortant le 6 mai. La CGT avait ouvert le bal en appelant à « battre » Nicolas Sarkozy.