Bâtiments du camp en ruine
Sans le relais politique et institutionnel du Conseil Général, ce projet n'aurait pu être envisagé.
Depuis 1998, l'implication de cette collectivité territoriale, va crescendo : de l'institution du comité de pilotage, au choix d'un mandataire de maîtrise d'ouvrage, en passant par la désignation du président du Conseil scientifique, ce travail s'organise autour des instances suivantes :
Photo aérienne d'un lot du camp
Maître d'ouvrage :
- Conseil Général des Pyrénées-Orientales
Mandataire de maîtrise d'ouvrage :
Partenaires financiers :
Collaborations et soutiens :
Montage de photos de gens du camp
Photo portrait de Rudy Ricciotti
Un lieu, un architecte, un édifice...
Pour la construction d'un musée mémorial sur le camp d'internement à Rivesaltes et au terme d'un concours international organisé en 2005, par le Conseil Général du département des Pyrénées - Orientales, maître d'ouvrage, le projet de Rudy Ricciotti était retenu avec un enthousiasme unanime.
Rudy Ricciotti, né à Alger en 1952, diplômé de l'école d'ingénieur de Genève et de l'école d'architecture de Marseille a reçu le grand prix national d'architecture en 2006 , engagé, et volontiers pamphlétaire, contre la banalité, la cherté et la normalisation de la construction contemporaine, mais partisan du débat sur l'identité culturelle et sociale, cet architecte, de renommée internationale, est reconnu comme un des créateurs les plus originaux de notre époque.
Auteur, en autres projets, du stadium de Vitrolles, du centre chorégraphique d'Aix-en-Provence, du Palais des festivals à Venise, de la Bibliothèque universitaire des Grands-Moulins à Paris et, bientôt, de la construction du département des arts islamiques au Louvre.
Le projet du Musée Mémorial du Camp de Rivesaltes : Le bâtiment est constitué par un monolithe de béton (230m X 30m et 4m de haut) enfoui sur l'esplanade de l'îlot F (42 hectares) entourée de baraques et d'équipements de l'époque ; le toit de ce bâtiment affleure le niveau du sol naturel dès l'entrée dans l'îlot et s'élève progressivement à l'extrémité Est, jusqu'à dépasser seulement un peu le faite des baraques. Il est percé de grandes baies horizontales pour l'éclairage zénithal de 3 patios souterrains ; des rampes latérales permettent de descendre vers le seuil d'entrée.
Intégration dans un paysage sévère et un environnement quadrillé, discrétion pour une architecture évoquant les guerres et la souffrance, tels sont les impératifs qui ont présidé à la conception de cette forme monumentale dure, mais toute humanisée du dedans.
A l'intérieur, l'espace est ordonné selon trois grandes fonctions : tout d'abord, au milieu du rectangle monolithique, là où arrivent les rampes latérales de descente, un ensemble de lieux assurant l'accueil, l'information, la documentation du niveau élémentaire, le repos et la restauration du public, et le service de vente. Tous ces volumes fonctionnels sont regroupés autour d'un double module simple, le vide d'un patio à éclairage zénithal et le plein d'une salle de conférence de 120 places, utilisable pour de petites formes de spectacle, des projections, des conférences, des lectures, et dotée d'un équipement de traductions simultanées.
De part et d'autre de ce bloc central tout entier consacré à l'accueil et à la diffusion, sont répartis des espaces à fonctionnalités plus spécifiques : à l'Ouest un pôle pédagogique, enrichi d'une médiathèque, et à l'Est les deux salles d'exposition ; celles -ci, l'une permanente de 1000 m² et l'autre temporaire de 400 m2, ont pour vocation essentielle de montrer la densité historique du lieu et de faire découvrir des développements thématiques sur l'histoire du XXème siècle.
Ainsi, les lieux de la découverte et de la connaissance de l'histoire contemporaine, comme ceux de son explication et de son enseignement sont placés dans des situations respectives de calme, favorables au respect et à l'approfondissement de la réflexion. Rudy Ricciotti a conçu une architecture sensible et sans concession, qui est à la mesure des enjeux émotionnels et intellectuels des contenus qu'elle présentera aux visiteurs-citoyens de l'Europe.
R.B
Parcours professionnel de Denis Peschanski
Directeur de recherche au CNRS, Denis Peschanski est affecté au Centre d'histoire sociale du XXe siècle, après avoir été pendant une quinzaine d'année chercheur à l'Institut d'histoire du temps présent avec la tâche, en particulier, d'animer un réseau d'une soixantaine de correspondants départementaux répartis dans toute la France.
Spécialiste de la France des années noires, il a publié divers ouvrages . Il s'est aussi souvent interrogé sur la question des archives (accès, lecture).
Par ailleurs, il a été de 1995 à 2000, secrétaire scientifique de la section 33 du Comité national de la recherche scientifique (Formation du monde moderne). En 1998, il a mis sur pied une coordination des secrétaires scientifiques et, à ce titre, a fait partie du bureau de la Conférence des présidents de section du CN, structure qui a été officialisée par voie de règlement intérieur. De l'été 2001 à l'été 2005, il a été membre du conseil scientifique du CNRS (secrétaire scientifique et mebre du bureau).
Par ailleurs il a dirigé une collection à CNRS-éditions au début des années 1990. Depuis 2003 il dirige la collection « Archives contemporaines » aux éditions Tallandier (parmi les titres : Vivre à en mourir. Lettres de fusillés ; les Lettres de Drancy ; le carnet d'Algérie d'Antoine Prost, avec une préface de Pierre Vidal-Naquet ; le Journal de Goebbels, édition française en 4 volumes en liaison avec l'IFZ de Munich). Il a été conseiller historique du film « Hôtel du Parc » (Pierre Beuchot), et coauteur d'un autre, « Les voyages du Maréchal ». Il vient de terminer un documentaire de 70mn avec Jorge Amat (« la trque de l'Affiche rouge »), co-produit et diffusé par France 2 au printemps 2006. Consultant historique de deux fondations, la Fondation pour la Mémoire de la Déportation et Fondation pour la Mémoire de la Shoah, il préside le comité de pilotage mis sur pied par le président du Conseil général des Pyrénées Orientales pour la construction d'un mémorial de l'internement, et le conseil scientifique associé au projet.
Born in 1954, Denis Peschanski is senior research associate CNRS (directeur de recherche), Center for Twentieth-Century Social History (Paris, Sorbonne). Specialist in history of France during WWII (Vichy, Resistance, Holocaust studies), in historical methodology (archives, historians and experts in society etc.), in police and french communism, he has published nearly twenty books and seventy articles thoughout his career. He is the author of Les Tsiganes en France 1939-1946 (Paris, CNRS-Editions, 1994), Vichy 1940-1944 : Contrôle et exclusions (Bruxelles, Complexe, 1997), coeditor of Polices et pouvoirs au XXe siècle. Europe, Etats-Unis, Japon (Bruxelles, Complexe, 2000), author of La France des camps. L'internement 1938-1946 (Paris, Gallimard, 2002), and Des étrangers dans la Résistance (Paris, éditions de l'Atelier, 2002).
Member of the CNRS scientific council (2001-2005).
Ouvrages de D. Peschanski :
Mémorial du camp de Rivesaltes
Ancien Hôpital Militaire,
32 rue Foch - 66000 Perpignan
Tél. 04.68.80.13.00
Fax. 04.68.80.13.07
Secrétariat : 04.68.80.13.00
Email : memorial de rivesaltes
Conseil Général des Pyrenées Orientales