La Fête de l’Ours dans ce village
du haut Vallespir (canton le plus au sud des P.O) est une tradition dont
les origines remontent à plusieurs siècles.
Cette fête inaugure les festivités carnavalesques de St
Laurent.
Dans le passé, elle avait lieu le 2 Février, date
de la chandeleur, qui marque la fin de l’hibernation de l’ours.
Le dicton affirme que s’il fait beau ce jour là, la bête
replonge dans sa caverne pour 40 jours supplémentaires, s’il
fait sombre au contraire, elle rompt son sommeil de l’hiver et
annonce le printemps; Jadis, les jeunes garçons dus villages pyrénéens
voulant prouver leur bravoure, partaient en forêt pour capturer
un ours qu’ils exhibaient ensuite dans les villages de la vallée.
Le moment était bien choisi et la tâche facilitée
car l’animal était affaibli par sa longue hibernation. La
tradition s’est perpétuée, mais faute de bête
féroce, c’est un jeune villageois qui se déguise
et la capture devient simulacre.
Les péripéties de la Fête
Le dimanche, dès 14h, le jeune homme est habillé, en grand
secret. Jusqu’en 92, son costume était fait de peaux de
chèvres cousues entre elles et d’une tête en carton,
recouverte de poils roux.
Depuis 93 une véritable peau, importée
du Canada est venue
remplacer la précédente exposée depuis au Musée
de St Laurent. Un costume plus ancien encore est, lui, exposé à laCasa
Païral de Perpignan.
A 15H, l’ours enfin prêt,
sort de sa caverne. Profitant
de la surprise générale, revigoré par le retour
du beau temps, il enlève une jeune fille et l’emmène
dans la forêt. Pour délivrer la belle, tout le village se
mobilise et la battue commence. Le monstre terrible est capturé,
enchaîné et le “meneur” homme courageux exhibe
sa proie dans les rues du village. Pour auréoler son exploit,
il récite “la predica de l’os” un poeme catalan
qui retrace les méfaits de la bête et vante le courage du
valeureux chasseur. De place en carrefour, l’animal danse au rythme
d’un air typique joué par la cobla. Autour de lui chasseurs
et parfois spectateurs s’élancent dans unr ronde endiablée.
La bête tente à plusieurs reprises de s’échapper,
bondissant ici, sautant là bas. Mais le meneur le tire ferme et
réussit à le conduire jusqu’au terre-plein du “centro”.
Ici, l’ours est installé sur un tronc d’arbre et le
public fait cercle autour de lui. Le meneur entame la danse rituelle,
muni de sa hache, petit à petit, il rase le fauve. Soudain l’ours
s’éffondre, mort. Il reste quelques minutes affalé sur
le sol, puis se relève brusquement.
Il a repris visage humain.
Il choisit alors une jeune fille et l’entraîne dans la danse
rituelle. Des sardanes cloturent la fête.
Tout au long de cet après midi carnavalesque des personnages curieux
escortent l’ours. Tout d’abord la “monaca”. Il
s’agit d’un curieux monstre funèbre, ayant 2 troncs,
2 têtes et 4 paires de membres. Ce personnage est censé représenter
la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Il terrorise
les jeunes filles et les enfants car il est constitué de telle
sorte que virevoltant sur lui même il peut facilement atteindre
les gens soit avec ses vrais membres, soit avec ses bras ou ses ses jambes
de paille.
Deux jeunes gens déguisés en vieillards promènent “l’escalfador”.
Il s’agit d’une bassinoire de cuivre dans laquelle brûlentavec
une odeur peu agréable, des poils de cochon. Taquins, ils essaient
de la glisser sous les jupes des jeunes filles ou des femmes.
Deux autre jeunes revêtus de longues chemises de nuit blanches
brandissent sous le nez des badauds un boudin trempé de muscat.
Une belle fête populaire d’où toute
violence est exclue, et qui a su conserver précieusement
transmis de génération
en génération, la pureté et la richesse des rites
ancestraux.
Office du Tourisme
04 68 39 55 75
Prats de Mollo
Née d'une légende comme il en
existe tant dans notre pays, la fête de l'ours ("Festa
de l'Os") se déroule
chaque année au mois de Février selon un rituel immuable
: aux premières heures de l'après-midi, toute la jeunesse
du village se réunit. Trois jeunes gens, particulièrement
lestes et résistants sont chargés de jouer les ours. D'autres
seront les chasseurs. Le travestissement s'opère traditionnellement
dans les douves du Fort Lagarde, dominant la ville. Après une
grillade bien arrosée, les "ours" un peu ivres, revêtent
une grossière peau de mouton, s'enduisent le visage et les mains
d'un mélange de suie et d'huile.
Armés de solides gourdins ils peuvent alors dévaler dans
les rues du village. Quant aux chasseurs, fusils de chasse armés à blanc,
gourde de bon vin en bandoulière ils sont aussi fin prêts
: la fête peut commencer.
Pendant plusieurs heures chasseurs et ours seront les maîtres des
lieux. Bondissant, grondant, poursuivant dans les rues les spectateurs
ravis et consentants qui subiront un barbouillage sans pitié !
En fin d'après-midi surgissent les "ours blancs" vêtus
de blanc de la tête aux pieds, armés de hachette et portant
blaireau et cuvette. Une dernière lutte s'engage pour enfin capturer
les ours qui seront conduits sur la place du village où enchaînés
sur une chaise ils subiront un rasage en règle au rythme d'une
ronde endiablée le "Ball de Corre".
Office
du Tourisme
04 68 39 70 83
Festa de d’Ós
Sant Llorenç de Cerdans
Prats de Molló
Sant Llorenç de Cerdans
La Festa de l’Ós, en aquest vilatge de l’Alt Vallespir (el canton el més alt dels Pirineus Orientals) és una tradició de la qual els orígens remunten a segles enrere.
Aquesta festa inaugura les celebracions carnavalesques de Sant Llorenç.
En el passat, tenia lloc el 2 de febrer, data de la Candelera, que marca la fi de la hivernació de l’ós. La dita afirma que si fa bon temps aquest dia, la bèstia tornat a enfonsar-se dins la seva cova per 40 dies suplementaris, si el temps és fosc al contrari, trenca el seu son de l’hivern i anuncia la primavera; abans, els minyons dels vilatges pirinencs que volien demostrar la seua valentia, anaven al bosc per capturar un ós que exhibien després en tots els vilatges de la vall. El moment era ben llestat i la tasca més senzilla ja que l’animal era feble pel fet d’una llarga hivernació.
La tradició s’ha perpetuat, però per manca de bèstia ferotge, és un jove del vilatge que se disfressa i la captura esdevé simulacre.
Les peripècies de la Festa
El diumenge a partir de les 2 de la tarda, un minyó es vesteix d’amagat. Fins l’any 1992, el seu vestit era fet amb pells de cabra cosides entre elles i d’un cap fet amb cartró, cobert de pèls rogencs,
Des de 1993, una veritable pell, importada del Canadà substitueix la precedent que d’ençà està exposada al Museu de Sant Llorenç. Un vestit encara més antic és exposat a la Casa Pairal de Perpinyà.
A les 3, l’ós és apunt, surt de la seua cova. Aprofitant de la sorpresa general, envigorit per l’arribada del bon temps, rapta una minyona i se l’emporta dins el bosc. Per alliberar la bella, tot el vilatge se mobilitza i una batuda comença. El terrible monstre és capturat, encadenat i l’ensinistrador, home valent exhibeix la seua presa pels carrers del vilatge.
Per tal de lloar la seua proesa, recita “la predica de l’ós” un poema que torna a traçar les malifetes de la bèstia i clama la valentia del caçador. De places en cantonades, l’animal balla al ritme d’una típica melodia tocada per una cobla. Al seu voltant caçadors i a espectadors engeguen una rodona endimoniada. La bèstia prova vàries vegades d’escapar-se, botant aquí i saltant allà. Però l’ensinistrador el tira amb fermesa i arribar a conduir-lo fins un terreny del “centro”. Aquí l’ós és instal•lat sobre un tronc d’arbre i el públic l’envolta. L’ensinistrador comença una dansa ritual, té una destral, i a poc a poc, afaita la bèstia ferotge. De cop i volta l’ós cau mort. Se queda uns minuts a terra i se torna a aixecar.
Torna a tenir cara humana. Llavors, llesta la minyona i l'arrossega en una dansa ritual. Sardanes tanquen la festa.
Tot al llarg d’aquesta tarda carnavalesca, personatges curiosos escorten l’ós. Tot primer la “monaca”. Se tracta d’un monstre fúnebre curiós, que té 2 troncs, 2 caps, 4 parelles de membres. Aquest personatge representaria al final de l’hivern i l’arribada de la primavera. Terroritza les minyones i la mainada, perquè és fet de tal manera que giravoltant sobre ell mateix pot agafar la gent o bé amb els seus veritables membres o bé amb les seues cames de palla.
Dos minyons disfressats d’ancians passegen “l’escalfador”. Se tracta d’un escalfallits de coure en el qual cremen amb una olor poc agradable, pèls de porc, i proven de posar-ho sota les faldilles de les minyones o de les dones.
Dos altres joves vestits amb camises de nit molt llargues, posen sota al nas dels badocs, botifarres sucat amb muscat.
Una bonica festa popular on tota violència queda exclosa, i que ha sabut preservar i transmetre la tradició de generació en generació, tota la riquesa i la puresa dels ritus ancestrals.
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