Culture
Sommaire
Archives
Archéologie
Médiathèque
Centre Restauration
Patrimoine maritime
Mémorial Rivesaltes
Patrimoine et
Catalanité

Expositions
Archives

Sommaire
Dernières acquisitions
Missions :
> Collecte
> Conservation
> Communication :
. Expositions
. Salle de lecture
. Service éducatif
Généalogie
Bibliothèque
Archives en ligne

Communication
Salle de lecture
Expositions
Service éducatif :
a/ Visite guidée
b/ Projets éducatifs

Troisième mission des Archives

La Communication

Les expositions (passées)

 


Dernière expo aux Archives
De l'amphore à la bouteille

"Vous êtes attachés à ce sol par tout ce qui vous précède et par tout ce qui vous suit, par tout ce qui vous créa et par ce que vous créez, par le passé et par l'avenir."

Jean Jaurès

 

Haut de page


Le Canigou 1896 – 1996

Exposition réalisée en 1996 par Jean-Pierre Bobo professeur chargé du service éducatif des Archives départementales et Gérard Soutadé professeur de géographie Université Paris X –Nanterre.

Fiche technique

Nombre de boites : 11
Dimensions : 1,30 x 0,20
Nombre de panneaux : 52
Dimensions : 110 x 90
Matériaux : bois et plexiglas
Suspension : par crochets et 5 panneaux à poser
Conditions particulières de transport

Plan de l’exposition

Quand le Canigou faisait vivre une région
(1 à 5 panneaux)
p. 2, 3 et 4. Une montagne minière
P. 5 et 6. Une montagne pastorale

L’ouverture vers le monde extérieur
(20 panneaux)
P .7, 8 et 9. Le renouveau de la spiritualité
p. 10, 11 et 12. Le Canigou et l’identité catalane
p. 13, 14,15,16 et 17. Terre de découverte pour les pyrénéistes
p.18 à 26. Terre de recherche pour les scientifiques

 

Espace de douleur et de crainte (10 panneaux)
p. 27, 28 et 29. Une nature brutale
p. 30, 31 et 32. La mort au quotidien
p. 33, 34 et 36. Combat pour la liberté

Un siècle d’aménagement (11 panneaux)
p. 37 et 38. Le temps des utopies
p. 39 à 44. Le temps des forestiers
p. 45, 46 et 47. Quel Canigou pour demain ?

Guide sommaire de l’exposition

En 1896, la décision de construire le chalet des Cortalets est prise. En 1996, ce dernier est célébré Cette célébration marque pour le Canigou l’achèvement d’un siècle de profonds changements.

Quand le Canigou faisait vivre une région

Une montagne minière
Jusqu’aux années 1960 les filons de minerai de fer font l’objet d’une exploitation intensive. Le charbonnage traditionnel a exercé une forte pression sur le paysage. L’activité métallurgique tente pour quelques temps de trouver un second souffle en augmentant la production dans les nouveaux bâtiments industriels installés au pied de la montagne. Les cheminées des hauts-fourneaux sidérurgiques aujourd’hui abandonnés attestent de ces activités.

Une montagne pastorale
Une intense vie pastorale anime les pentes du massif. Le Pla Guillem est fréquenté par les troupeaux venus des vallées voisines et des Garrotxes proches.

Suivant des itinéraires bien établis, les bovins et les ovins s’arrêtent dans les jasses situés dans le fond des cirques, lieu de fixation du bétail et proche du refuge pastoral.

Des abris sommaires en pierres sèches (orrys) abritent les bergers dans leur déplacement avec les troupeaux.

L’ouverture vers le monde extérieur

Le Canigou et l’identité catalane
La rencontre du poète Jacint Verdaguer avec l’évêque de Perpignan Mgr Juls de Carsalade du Pont est à l’origine de la reconstruction des abbayes de Saint-Martin puis de Saint-Michel de Cuxa. Des deux côtés des Pyrénées la renaissance catalane se développe et le Canigou sert de trait d’union.

Terre de découvertes pour les pyrénéistes
Le 4 septembre 1899, le Club Alpin français et le Cercle excursionniste de Catalogne inaugurent le chalet refuge du pla des Cortalets.

Pour les alpinistes le Canigou est un terrain de conquêtes. L’initiative en revient à Jean Escarra qui ouvrent deux voies nouvelles, la face est (1908) et l’arête sud (1911). L’ère des premières s’achève en 1960 avec la conquête de la paroi nord du pic Barbet, escalade inconcevable à l’époque d’escarra.

Terre de recherche pour les scientifiques
La plongée dans les profondeurs de l’écorce terrestre qui nous est nous permet de découvrir le visage de ce que furent dans notre région les Pyrénées hercyniennes.

Elle révèle que dans les dix dernières années, le Canigou a acquis son volume montagneux actuel et qu’il continue à se soulever plus vite qu’il ne s’érode..

Par la vigueur de son relief en bordure de la plaine du Roussillon le massif offre un exemple mondialement connu de l’étagement des communautés végétales et animales.

Mais l’épiderme du Canigou est atteint localement ; En effet, le tapis végétal hier assez dense cède aujourd’hui la place à une végétation plus discontinue, qui devient très vite la proie du ravinement. Le long des torrents qui mènent au Tech, des érosions profondes qui surviennent lors d’abats d’eau exceptionnels sont à l’origine de la création d’entailles nommées chalades, prises en exemples dans la littérature scientifique internationale.

Espace de crainte et de liberté

Une nature brutale
Le Canigou occupe une place modeste dans les montagnes menacées par les avalanches. De 1969 à 1995, 25 seulement y sont recensées. L’ examen de la carte de la localisation des phénomènes avalancheux permet de voir quelles sont ici les causes principales qui engendrent de tels aléas naturels : fortes pentes et accumulation de la neige sous les vents dominants, précipitations exceptionnelles telle que celle du 18 octobre 1940.

La mort au quotidien
L’histoire du Canigou au XX siècle est une succession de tragédies qui viennent endeuiller la montagne : accidents d’avions, drames de montagne dus aux changements météorologiques brutaux.

Peu de massifs présentent des visages aussi divers que celui du Canigou et son allure débonnaire a trompé plus d’un montagnard.

Canigou, une terre de liberté
Le Canigou n’échappe pas à la tourmente de l’Occupation de 1940 à 1944. Pour les résistants, c’est une base de départ de leurs offensives contre l’occupant et une voie de passage vers l’Espagne. Le 7 juillet 1944, les Allemands cernent le chalet des Cortalets et l’incendient, ils donnent l’assaut au maquis, torturent et exécutent Julien Panchot à la Pinouse et pillent le village de Valmanya.

Un siècle d’aménagement

Le temps des utopies
La construction d’un chemin de fer est envisagé au Canigou. Le tracé part de Vernet-les-Bains et après huit kilomètres de rampes et de tunnels aboutit à l’actuelle fontaine de la Perdrix à 2200 m. d’altitude.

Les années 30 voient la construction d’un téléphérique de Vernet au Pic.

Le temps des forestiers
En 1943 est mis en place le service de Restauration des Terrains de Montagne(R T M). La lutte contre l’érosion s’impose. Des expropriations massives facilitent la constitution de périmètres domaniaux.

La reforestation progresse un peu partout ; Une surveillance constante s’impose et des travaux doivent être menés régulièrement. Il faut sans cesse améliorer, gérer, entretenir et compléter un dispositif de protection déjà ancien.

L’office National des Forêts (ONF) gère la majeure partie du massif, soit 20 000 ha environ.
Ses objectif sont triples :

- La forêt protège les milieux naturels riches par leur faune, leur flore.
- La forêt produit. La sylviculture doit accompagner la nature.
- La forêt accueille.

Par décret du 14 octobre 1983, le massif du Canigou est classé comme zone protégée au-dessus de 1800 m.

Le dernier panneau met l’accent sur l’incertitude qui pèse sur l’avenir du massif.

Les actes du colloque qui s’est tenu à Perpignan le 15 novembre 1996 ont donné lieu à un ouvrage intitulé "Le Canigou 1896-1996 un siècle d’aménagements"

Cet ouvrage est disponible dans nos services (en vente).

Haut de page


L’Aïguat d’octobre 1940, 50 ans passés

Exposition réalisée par le service éducatif des Archives départementales, Gérard Soutadé professeur de géographie à l’Université Paris X et en collaboration avec l’atelier de communication sociale de Cabestany en 1990.

Fiche technique

Nombre de panneaux : 30 + 4 de présentation
Dimensions : 110 x 100
Matériaux : bois
Suspension : crochets

Plan de l’exposition

Des inondations exceptionnelles
1. et 2. Présentation et réalisation
3 et 4. Des écoulements spectaculaires
5. Une partie de Perpignan sous les eaux
6. La démesure dans l’extension géographique
7. Pourquoi ces abats d’eau exceptionnels
du Vallespir au Canigou ?

Les ravages dans la haute vallée du Tech
8. D’Amélie-les-Bains à Arles-sur-Tech
9. Du Tech à Prats-de-Mollo
10 et 11. Les dévastations à Vernet-les-Bains
12. En Conflent, la voie ferrée du "petit train jaune" a souffert
13. La plaine également affectée
14. Une première dans les Pyrénées-Orientales, la reconstruction fidèle d’une catastrophe naturelle
15. La relation avec la presse
16. Journal " l’Illustration "
17. L’humour, le roman
18. A la rencontre de la réalité
19. et 20. Une première locale : l’Aïguat couvert partiellement par la photographie aérienne

 

Un demi-siècle d’aménagement marqué
par le souvenir

22. Exemple d’intervention R.T.M.
23. Plan d’exposition aux risques naturels prévisibles : bassin du Cady
24. Le barrage de Vinça
25. La réglementation des zones inondables
26. L’annonce des crues
27. Les actions correctives partielles

Demain, un nouvel Aïguat
29. D’autres inondations avant 1940, d’autres aïguat :1907 à Amélie-les-Bains
30. et 31. Le souvenir s’estompe avec le temps, un danger difficile à faire admettre
32. Des secteurs à risques dans les bassins intra - montagnards
33. A l’avellanosa
34. L’action du conseil général et des administrations de l’Etat

Guide de l’exposition

"Soudain, vers 19h30 un bruit épouvantable fit dresser tous les habitants à table où au coin du feu… Cette voix monstrueuse était celle du torrent, d’un torrent devenu méconnaissable. Une véritable trombe d’eau noire traversant Fillols, ravageant tout sur son passage, tandis que l’orage reprenait plus violent que jamais".

L’instituteur de Fillols

" Au mas de Cal marra, au – dessus du Tech, …pour ajouter encore à l’angoisse déjà grande de la famille Vila, une source assez importante jaillit dans la cuisine au moment où ils étaient tous réunis. Ils eurent l’impression que l’eau les poursuivait partout ".
J. Ribes

" Dans toute la traversée d’Amélie le lit du Tech a pris la largeur d’un fleuve Près du pont, une armoire à glace, encore pleine de son contenu est suspendue. La porte du casino s’ouvre sur un gouffre….il y a une maison précédée d’une grille, j’ai ouvert et poussé la porte …derrière il y avait le Tech et sa fureur. Seule la façade était restée debout ".
" Lorsqu’on arrive à Vernet le spectacle d’une grandeur tragique saute au regard. Un véritable chaos de pierres monstrueuses coupe la ville en deux ".
" Vers 17 heures la foule massée à proximité du pont de Rivesaltes voit une première arche dans les flots au milieu d’une immense gerbe d’eau. On assistera ensuite à l’agonie de cet ouvrage " .
" Beaucoup de personnes se sont demandées si la catastrophe n’était pas due à un séisme. Les spectacles infernaux dont furent témoins certaines personnes donneraient crédit à cette hypothèse ".

L’Indépendant

" les explications sur les origines de l’aïguat donnèrent lieu bien souvent à des interprétations pour le moins surprenantes où se trouvèrent réunis, pêle-mêle, le rôle de la fonte des neiges, l’action d’un tremblement de terre, la " rupture d’une masse montagneuse ", voire l’émergence soudaine d’une rivière souterraine. Dans cette longue période troublée, vécue difficilement par les Catalans affectés directement par la guerre, la défaite, l’absence de nombreux prisonniers, concernés par l’exil des républicains espagnols, l’irrationnel, le spectaculaire voire le fantastique trouvèrent facilement prise ".
" l’inondation fut le résultat d’une situation météorologique propre à cette bordure méditerranéenne… Aujourd’hui, le souvenir de l’aïguat s’est bien estompé dans l’esprit des gens. Pourtant depuis les années 1980 des catastrophes locales où régionales l’ont tiré de l’oubli. Des Catalans ont fait la connaissance d’un nouveau type d’inondation : l’inondation pluviale ".

Le 19 novembre 1989, L’Indépendant titrait à bon escient :

" Les Pyrénées - Orientales frôlent la catastrophe ".

" Les plus lucides pensèrent l’avoir échappée belle et évoquèrent la terrible éventualité d’une inondation pluviale combinée à une inondation fluviale provoquée par de fortes pluies sur les reliefs entraînant la crue des cours d’eau.
Le constat est simple : il faut moins d’eau aujourd’hui qu’hier pour causer des dégâts de même ampleur. "
" Les travaux de protection réalisée un peu partout dans le département sont multiples et variés. Reboisement du haut Vallespir, les barrages et digues de protection le long de la Tet, du Tech, de l’Agly mais il faut maintenant gérer à bon escient ce nouveau capital forestier.
Des personnes d’avis spécialisé disent : ce serait même dangereux. Il a été prouvé en effet qu’il y a une augmentation des dommages à mesure que s’élève le niveau de protection. Des milieux hier inondables sont aujourd’hui constructibles après révision des P.O.S ".

" Qu’on veuille bien se rappeler que les lois de la nature sont immuables et que l’aïgat frappera toujours aux mêmes endroits.

Une recommandation pas toujours écoutée dans nos vallées où le " rafraîchissement des mémoires " n’a jamais excédé une vingtaine d’années ".

Gérard Soutadé (24 septembre 1990)

Les témoignages des instituteurs du département sont présentés et commentés par Gérard Soutadé, professeur à l’Université Paris X dans l’ouvrage paru en 1993 et intitulé "Les inondations d’octobre 1940 dans les Pyrénées-orientales".

Ouvrage disponible aux Archives départementales au prix de 180 f.

Haut de page


1914-1918 : La Grande Guerre et le Roussillon

Exposition réalisée en 1987 par Etienne Frénay, professeur chargé du service éducatif des Archives départementales des Pyrénées-Orientales

Fiche technique

Nombre de panneaux :
15
Dimensions :
12 p. de 110 x 90
et 3 p. 125 x 90
Matériaux : bois
Suspension :
crochets

 

Plan de l’exposition

1. Chronologie : Les débuts de la guerre (1914), la stabilisation des fronts (1915), la guerre d’usure (1916), l’année incertaine (1917), la fin de la guerre (1918).
2. L’entrée en guerre
3. Carte de la première guerre mondiale
4. Le régiment de Perpignan, le 53ème en Lorraine
5. La bataille de la Marne
6. Notre Joffre
7. La guerre de tranchée :
En première ligne. Au repos.
8. La guerre de tranchée :
Les blessés, les morts, les prisonniers.
9. Verdun
10. Les femmes pendant la guerre
11. Une affaire de censure
13. E 1917, la paix russe, l’entrée en guerre des E.U.
14. la paix

Guide de l’exposition

"A la fin de 1914, débute la pénible guerre des tranchées. De nombreux soldats meurent dans les offensives décevantes organisées par le haut commandement. La correspondance tient une grande place dans sa vie.

A Perpignan, comme dans le reste de la France, c’est l’Union sacrée. La guerre impose des mesures particulières. La correspondance est surveillée. La censure contrôle la presse. La peur, la hantise de l’espionnage facilitent la propagation de rumeurs fantaisistes.La frontière avec l’Espagne est l’objet de toute l’attention des autorités. Il faut empêcher l’entrée de la propagande défaitiste, attirer les ouvriers espagnols nécessaires à l’économie française et surtout interdire le passage aux déserteurs qui essaient de gagner l’Espagne neutre.

Les femmes assurent la continuité de la vie civile à l’arrière, dirigent les exploitations agricoles, se syndiquent. La région est assez mal ravitaillée ; le pain manquent souvent dans les boulangeries. Le département tirent de grands profits de la vente de ces vins doux.

Malgré cette prospérité, la guerre paraît longue. Les avis de décès affluent dans les villes et les villages ; Le mécontentement trouve son expression dans certains milieux radicaux et socialistes.

1918 apporte la victoire et la paix tant attendues. Le temps des bilans est venu. La victoire chèrement acquise laissera un souvenir durable dans les consciences".

Ce livre écrit par Etienne Frenay, intitulé "La Grande Guerre et le Roussillon 1914-1918" a été réalisé suite à l’exposition de 1987.

Cet ouvrage est disponible dans nos services au prix de 80 f.

Haut de page


Chemins de fer en Roussillon
Du train jaune au TGV

Exposition réalisée en 1991 par Michel Cadé, professeur chargé du service éducatif aux Archives départementales.

Fiche technique

Nombre de panneaux : 34
Dimensions : 110 x 100
Matériaux : bois
Suspension : par crochet
1 panneau de présentation et 33 panneaux à accrocher

Plan de l’exposition

1. Présentation : Conception et réalisation
2. Le réseau de chemin de fer des Pyrénées-orientales (cartes)
3. Les espérances déçues
4. et 5. Le raccordement du Roussillon au réseau national
6. Vers Port-Vendres
7. La lente liaison avec l’Espagne
8. Perpignan- Prades, une liaison, difficile
9. Les lenteurs de la ligne Perpignan - Prades
10. L’achèvement du réseau d’intérêt général
11. et 12. La ligne de Cerdagne
13. Le chemin de fer départemental
14. La ligne Villefranche-de-Conflent et Vernet-les-Bains :
du minerai mais pas de voyageurs
15. La procédure
16. Un arrangement à l’amiable
17. L’Etat, maître - d’œuvre, l’entreprise privée réalisatrice

 

18. Des réalisations parfois difficiles
19. La catastrophe du Paillat
20. Problèmes sociaux
21. Le centre du monde/22. Une cour convoitée
23. Les marchands de la gare
24. Cerbère, ville – gare/25. Grève à Cerbère
26. La surveillance des gares
27. Isaac Pereire, le député des chemins de fer
28. Emmanuel Brousse
29. La vigne et le vin
30. Les minerais/31. Le tourisme
32. Les relations franco – espagnoles
33. Un réseau en devenir : fermeture et maintien de lignes de 1929 à aujourd’hui
34. Le T G V pour l’an 2000

Guide sommaire de l’exposition

" Cette exposition concerne l’histoire de la construction d’un réseau ferroviaire, ainsi que les implications politiques et juridiques de cette réalisation, sans s’interdire quelques incursions dans le quotidien de ces nouvelles croisées de chemins que sont les gares.
Les deux premiers panneaux retracent les raisons qui ont amené à relier Perpignan à Narbonne puis à continuer la ligne en direction de l’Espagne .
Les deux panneaux suivants sont consacrés à la difficile mise en place d’un réseau de voies desservant les localités à l’intérieur du département, telles que Perpignan Prades Céret et Quillan, alors que la ligne Villefranche-de-Conflent –Bourg-Madame dont l’intérêt touristique était évident fut construite en une dizaine d’années.
Au début du siècle, " la folie ferroviaire " était telle, que les projets se multiplièrent. Les acquisitions de terrains ne se firent pas sans grincements de dents.
Le sixième panneau évoque les grands chantiers où se retrouvaient les ouvriers de toutes les nationalités. Cette période de la construction ne fut pas exempte d’accidents dont le plus grave fut la catastrophe du Paillat en 1909.
Le monde nouveau de la gare où se croisent désormais des milliers de personnes, devient un enjeu économique et politique.
Enjeu politique le chemin de fer a été " le cheval de bataille " de nombre d’élus locaux, au premier rang desquels Isaac Pereire sous le Second Empire et Emmanuel Brousse sous la troisième République.
Un dernier panneau s’interroge sur le devenir d’ un réseau construit de 1855 à 1929. Les projets de construction d’un T G V Perpignan - Barcelone peuvent lui faire connaître une nouvelle jeunesse. ".

" Histoire d’un réseau ferroviaire "
succède à l’exposition réalisée dans le cadre du service éducatif des Archives départementales.Cet ouvrage est disponible dans nos services.

Haut de page


La forêt en Roussillon sous l’Ancien Régime

Exposition réalisée en 1998 par Jean-Pierre Bobo professeur chargé du service éducatif des Archives départementales.

Plan de l’exposition

Un espace partagé (6 panneaux)
1. Les forêts royales
2. L’église, une puissance forestière
3. Les forêts de l’abbaye de Campredon, seigneur de Py
4. Le seigneur abbé de Saint-Martin exploite sa forêt
5. Les forêts des communautés
6.. Le marquis d’Oms et la forêt de Sorède
Une civilisation du bois (4 panneaux)
7. La forêt : une réalité économique et juridique
8. Le bois, produit vital pour le roi
9. Le bois, des objets usuels à l’art sacré
10. Le bois, produit vital pour les forges
Une dégradation inquiétante (4 panneaux)
11. Un constat alarmant, du Capcir au Vallespir
12. Responsable, le bétail…
13. mais aussi les hommes
14. La défense de la forêt
Un motif de plainte dans les cahiers de doléances (4 panneaux)
15. Un entrepreneur forestier du XVIII° : le gouverneur de Salces
16. Un maître de forge actif
17. Protéger et développer les industries
du bois en Roussillon : une revendication du Vallespir
18. Un manque de bois dramatique en Cerdagne

 

Fiche technique

Nombre de boites : 6
Dimensions : 1.30m x 1.30m x 0.20m
Nombre de panneaux : 20 panneaux
Dimensions : 100 x 100cm
Matériaux : bois et plexis
Suspensions : par crochets


Carte du XVIII° siècle représentant
le bois de "L’Ourigat"
dans le terroir de Py

Haut de page


Les Pyrénées-Orientales (1939-1945)

Exposition réalisée par Michel Cadé, professeur chargé du service éducatif aux Archives départementales en 1991.

Fiche technique

Nombre de panneaux : 10
Dimensions : 100 x 100
Matériaux : bois
Suspension : par crochets

 

Plan de l’exposition

1. L'été
2. 1940, l'année terrible
3. La grande pénitence
4. Sous la croix gammée
5. La révolution nationale
6. De la relève au S.T.O. 7.
La plaie : antisémitisme d'Etat et antisémitisme ordinaire
8. La voix de la résistance
9. Perpignan libéré
10. Un lent retour à la normale

Guide sommaire de l’exposition

Cette exposition retrace en 10 panneaux l’impact sur un département, des bouleversements entraînés par la deuxième guerre mondiale.
Les deux premiers panneaux sont consacrés au retentissement du conflit en 1939 et 1940. Le journal La croix des Pyrénées-Orientales annonce avec quelque optimisme l’entrée en guerre de la France.
Les panneaux suivants sont consacrés à la vie quotidienne pendant l’occupation. Cartes de rationnement, avis de collecte et articles de l’Indépendant évoquent la grande pénitence.
Une circulaire du préfet des Pyrénées-Orientales datée du 15 novembre 1942 s’efforce de conserver dans le vocabulaire une apparence de souveraineté demandant aux fonctionnaires de ne pas parler de " troupes d’occupation " mais de " troupes d’opérations ".
Cette fiction disparaît complètement à partir du 15 février 1944, date à laquelle le département passe sous le contrôle allemand.
Premier résultat de cette administration directe, une partie de la population côtière est évacuée sur l’intérieur, ce dont rendent compte les journaux L’Indépendant et Midi Libre
Les panneaux 5, 6 et 7 sont consacré au régime de Vichy.
Le panneau 5 retrace la mise en place de l'idéologie du nouveau pouvoir de la Révolution nationale à la mise sur pied de la milice.
Le panneau 6 se consacre au thème de la "relève " se transformant en S.T.O.
Le panneau 7 évoque à partir de documents administratifs le statuts des juifs, l'internement de plusieurs milliers de " juifs étrangers " au camp de Rivesaltes et le départ d'entre eux vers les camps de la mort.

Trois articles du journal d'Action Française, Le Roussillon, rappellent que l'antisémitisme trouva dans les Pyrénées - Orientales quelques propagandistes.
Les trois derniers panneaux sont consacrés à la résistance et à la libération.
Le panneau 8 est constitué de tracts nationaux saisis dans le département. Plusieurs d'entre eux appellent à manifester le 14 juillet 1942. Cet ensemble est complété par un numéro clandestin du Travailleur catalan d'avril 1944et une photographie évoquant les combats livrés par le maquis de Valmanya au début d'août 1944.
Le panneau 9 évoque la libération de Perpignan, le 20 août 1944 avec la première déclaration du nouveau préfet jean Latcha et de photographies d'époque.
Le dernier panneau est consacré au lent retour à la normale ; Ainsi peut - on voir des cartes de rationnement, la photographie de Rosette Blanc, martyre de la résistance, des baraquements provisoires, des insignes à croix de Lorraine et deux journaux témoignant du retour de la démocratie et de la vie politique : le n° 8 du Travailleur Catalan du 4 novembre 1944 et le n° 1 de la Démocratie, journal radical du 24 mars 1945 tous deux publiés à Perpignan.

Haut de page


Conseil Général des Pyrénées-Orientales
24, quai Sadi Carnot, 66009 - Perpignan Cedex - Tél. 04 68 85 85 85

Nous contacter
Coordonnées