Culture
Sommaire
Archives
Archéologie
Médiathèque
Centre Restauration
Patrimoine maritime
Mémorial Rivesaltes
Patrimoine et
Catalanité

Expositions
Expositions
Sommaire
Barroc, les Guerra
Arbres et arbustes
66 Ancêtres
Clochers
Coeur Flêche
Enluminures
Marbre Ceret
Mariannes
Oeuvres d'ici
Autrefois Palais
Oeuvres Choisies
Pâques Catalanes
Patrimoine Maritime
Repas, Cuisine
Saint-Jacques
Pâques Catalanes
Présentation
Photos


Pâques Catalanes
au siècle d'or

continuez la visite en ligne...

 

 


 

Particularités de la semaine sainte en Roussillon

A Perpignan, l'Archiconfrérie de la Sanch fut fondée en l'église Saint Jacques le 11 octobre1416. Elle avait notamment pour but l'accompagnement des prisonniers et condamnés à mort et aussi la commémoration de la Passion de Jésus au travers de la procession du jeudi saint.

Celle-ci se maintint jusqu'en 1777, date à laquelle elle fut interdite ; elle fut rétablie à partir dec1790, limitée à l'enclos de l'église Saint-Jacques, ce jusqu'au milieu du XXème siècle. Elle a été restaurée en 1950.

En catalogne la semaine sainte était extrêmement théâtralisée : les églises étaient décorées et fleuries, un "monument", constitué de toiles peintes et décors en carton pâte représentant la scène, des soldats romains, les attributs de la passion étaient érigé dans une chapelle ou un maître-autel, comme un théâtre au centre duquel était installé un escalier en haut duquel était présenté le Saint-Sacrement.

Le jeudi saint, après midi, les enfants sillonnaient les rues armés de crécelles pour inviter les fidèles l'office des ténèbres au cours duquel était célébrée la passion pour se conclure par la "patrico-patroca" sensée imiter un tremblement de terre ou la mise à mort des juifs ("matar els jeus"), responsables de la mort du Christ. Une procession se déroulait, la nuit venue.


 

La Sanch

 

 

La Sanch ou sang est au féminin en catalan et masculin en français. La graphie "sanch" est médiévale. Elle correspond à la normalisation orthographique moderne "sang".

Le sang est celui versé par le Christ. Le mot ne s'apliquait à l'origine qu'aux images qui représentaient Jésus ensanglanté. Ces scènes sont celles de sa torture et de sa mort.

En organisant ces images en un cycle chronologique, la succession de ces évènements dramatiques a pris le nom général de "sanch". Par extension les retables de la passion ont pris la même appellation.

 


 

Pâque et la pleine lune

 

 

Pâques est une fête mobile. Depuis le concile de Nicée sa date est fixée en fonction de la position de la lune.

C'est un peu compliqué mais on y arrive. Deux principes commandent le jour de Pâques. Le premier est facile à retenir, c'est toujours un dimanche. Les calculs se compliquen tjuste après. Ce dimanche doit être le premier dimanche apr^ès le quatorzième jour de la pleine lune de l'équinoxe du printemps. Dans ces coditions le dimanche de Pâques peut se déplacer sur trente cinq dates différentes du calendrier, entre le 22 mars et le 25 avril.

 


 

De la récitation au mystère

 

 

 

L'usage s'est progressivement établi de réciter la Passion du Christ semlon les Evangiles. Le dimanche des Rameaux était réservé à Matthieu, le mardi à Marc, le mercredi à Luc, le vendredi à Jean.

Ce n'est qu'au XIIIème sièle que ces récitations prennent une forme théatralisée. Le jeu des acteurs, leurs mimiques, gestes, vestiaires deviennent l'inspiration des imagiers qu'ils soient peintres ou sculpteurs de retables.

 


 

Pâques Catalanes au Siècle d'Or

 

L'art baroque est né de la contre-réforme catholique au XVIème siècle. Dès lors un grand nombre de thèmes iconographiques sont développés.

Undes sujets essentiel est celui du Christ. Son calendrier correspond au temps pascal. On ne serait concevoir une église catalane sans un retable qui lui soit consacré. Son expression plastique dépend des trois types de représentation.

Mixé à la vie de la Vierge, il est intégré au cycle mémotechnique de sretables du Rosaire.

Le thème de la passion est autonome dans deux situations. Il est le sujet unique des retables noirs de la Sanch, dédiés aux âmes du purgatoire.

Les outils utilisés pour torturer Jésus puis pour le crucifier et le tuer sont réprésentés violés sur une croix peinte en noir. Ils deviennent un véritable mémento servant de pense-bête aux prières des fidèles. Ce rassemblement est la croix des outrages (creu dels improperis).


 

Le Misteri du couronnement d'épines de l'église Saint André de Catllar

Le cycle de la passion pascale repose sur le thématique des mystères douloureux.

ROUGE comme le sang du Christ, ils se composent de neuf scènes :

  • Le dernier repas
  • le jardin de oliviers
  • la flagellation
  • le couronnement d'épines
  • le portement de croix
  • la crucifixion
  • la déploration au pied de la croix
  • la descente de croix
  • la mise au tombeau

Par analogie, le développement des retables de la Sanch et de la creu dels improperis ajoutent des évènements complémentaires tels le coq du reniement, les dés, les clous, les tenailles, pinces, marteau, lampe tempête, etc...

Le terme catalan de "misteri" approximativement traduisible en français par mystère, par référence aux représentations théâtrales qui se jouaient sur la parvis des églises pendant la semaine sainte à la fin du moyen âge, désigne une sculpture 'ou un groupe sculpté), souvent grandeur nature, illustrant une scène de la passion du Christ, porté en procession, notamment pendant la semaine sainte.

Les sculptures sont fixées sur des bases ou des supports de taille importante, souvent percés ou munis de coulisseaux pour pouvoir y passer des pales servant à les porter comme des brancards.

Pour les processions les "misteris" sont abondamment décorés de fleurs. Ils sont parfois munis de dais.

On peut voir aujourd'hui encore ces "misteris", portés par 2 ou 4 pénitents, défiler lors des processions du jeudi ou vendredi saint, surtout dans les villes méditerranéennes (en Italie du Sud, en Espagne); dans les Pyrénées Orientales, des processions nocturnes ont lieu à Bouleternère, Collioure, Arles sur Tech et le vendredi saint après-midi à Perpignan.


Conseil Général des Pyrénées-Orientales
24, quai Sadi Carnot, 66009 - Perpignan Cedex - Tél. 04 68 85 85 85

Nous contacter
Coordonnées